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ma maquette d'exposition

 

       J'ai réalisé il en 2010 une maquette statique à l'échelle 1/12ème du chasseur de 39-40: Bloch MB-152 C1. J'ai choisi cet avion parcequ'il représente la dernière machine à laquelle, mon grand-père: Gabriel PALLIER pilote et commandant du GC I/1 du janvier 38 au 10 avril 40, tenta d'apporter son expérience en matière de d'adaptation au combat aérien. Le Groupe de chasse n°I/1 fut également pour lui, la dernière unité aérienne à vocation de combat à laquelle il participa, durant sa carrière dans l'armée de l'air. Il fut le premier groupe de chasse a percevoir les chasseurs Bloch MB-152C1 et dû participer à l'expérimentation tactique de l'appareil.

        Le Bloch 152 à moteur Gnome-Rhône 14N-25 était un appareil perfectible, mais le temps manquait pour cela. Dans cette version, il pouvait difficilement rivaliser avec les chasseurs adverses, Messerschmitt Me-109 et Me-110, ni même avec les bombardiers qu'il peinait d'ailleurs à rattraper. Chasseur "défensif" par excellence, il était très robuste aux impacts et doté d'un armement puissant. Malheureusement, il était affecté de nombreuses imperfections qui le rendait difficilement utilisable au combat et à fortiori en première ligne. Mon grand-père à adressé à ce sujet au commandement des rapports techniques mentionnant les carences de l'avion. Il s'est avéré que les principales déféctuosités constatées portaient sur:

- une vitesse limitée générée par un très grand diamètre (1m) du capot-moteur,

- une autonomie de vol très réduite,

- une pression d'huile-moteur très aléatoire,

- une instabilité latérale en virage serré ou à vitesse lente aboutissant à une mise en vrille (peut-être induite par la faible surface de la dérive),

- des difficultés de démarrage par temps froid, qui nécessitèrent le recours à un véhicule de démarrage,

- l'absence de chauffage des armes (elles gelaient au-delà de 5000m),

- l'encrassement du canon de droite par les poussières projetées au sol du fait du souffle de l'hélice,

- la fragilité de l'antenne radio réceptrice (déployable en vol, sous l'appareil), qui rendait celle-ci souvent inutilisable,

- la rareté des hélices définitives (certains appareils ne disposait que d'une hélice en bois, utilisable seulement lors des livraisons)...

L'utilisation de l'avion au combat fut également handicapé par:

- des alertes données trop tardivement par le guet à vue,

- en ce qui concernait le GC I/1 du moins, un terrain placé trop en amont sur la trajectoire des bombardiers, nos chasseurs se trouvaient donc régulièrement "coiffés" par la chasse adverse, placée elle en supériorité d'altitude et de vitesse lorsqu'elle plongeait à la rencontre des nôtres.

- de nombreux équipements indispensable au combat, non livrés en même temps que les appareils: hélices, collimateurs...

Les groupes de chasse durent enfin pallier l'insuffisance de pilotes de convoyage d'usine, en envoyant les pilotes de combat prendre eux-même livraison de leurs machines.

       La maquette que j'ai réalisée est celle d'un appareil de la 2ème escadrille du GC I/1, la SPA 48 (dirigée par le capitaine Garde), escadrille dont la devise: "Chante et combat" est représentée par un coq chantant. La 1ère escadrille (SPA 31, dont la devise: "Droit au but" était représentée par un archet grec) était elle, dirigée par le capitaine Coutaud.

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les insignes des 1ère (SPA 31) et 2ème (SPA 48) escadrilles du GC I/1

    L'ossature de l'appareil était extrêmement dense, ce qui assurait sa robustesse, même si les charnières qui les reliaient parfois semblaient davantage destinées à des cages à lapins qu'à un avion. J'ai voulu faire ressortir cette particularité en en réalisant la maquette en demi écorché de son côté gauche. L'ossature des ailes est fidèlement respectée, mais en ce qui concerne la carlingue, j'ai du me contenter d'un couple sur deux par rapport à la réalité. Autre erreur, j'ai incliné le nez vers la droite au lieu de la gauche par rapport à l'axe cental. Cette inclinaison devait permettre de contrer le couple généré par le sens de rotation de l'hélice

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La photo ci-dessous représente le Bloch 152 n° 677 codé 23 de la 4ème escadrille du GC II/6 basé à Anglure-Vouarces (sgt Geillon) le 6 juin 40, ce pilote touché en combat, s'est posé ainsi à Viels-Maisons (Aisne). La robustesse de la structure de la machine, est clairement démontrée, compte tenu de la force de l'impact.

bloch-152-n-677-code-23-de-la-4eme-escadrille-du-gc-ii-6-base-a-anglure-vouarces-sgt-geillon-le-6-juin-40-ce-pilote-touche-en-combat-pose-ainsi-a-viels-maisons-02-2.jpg

 

Quelques photos que j'ai prise de ma maquette:

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