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carrière militaire de Gabriel PALLIER

    Gabriel PALLIER, cadet de huit enfants est né le 19 octobre 1896 à Quang Yên (Tonkin), Fils de Pierre PALLIER (dit PAULIN), né le 26 novembre 1866 à Limoges (Haute-Vienne), garde indigène au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois, décédé le 16 octobre 1911 à Saïgon(Cochinchine). La mère de Gabriel est Thi-Ba Som NGUYEN. Un jugement en date du 29 janvier 1910, du tribunal civil de 1ère instance de Haïphong (Tonkin) tient lieu d’acte de naissance à Gabriel, car son père l’avait déclaré à naître avant de rentrer en France, comme sergent au 7ème régiment d’infanterie de marine. Ce père, épousera le 15 novembre 1905, LE-THI-MUI Lame née en 1883 à Phong-Côc (province de Quang Yên-Haïphong). Leurs enfants seront les suivants: André (1894), Gabriel (1896), Etienne (1898), Léonarde (1900), Jacques (1903), Marguerite (1906), Antoinette (1908), Pierre (1910).

Gabriel PALLIER a effectué ses études au collège Chasseloup-Laubat (aujourd'hui: lycée Jean Jacques Rousseau) de Saïgon:

Mes années d'internat au collège Chasseloup-Laubat de 1919 à 1923 (témoignage de Vuong Hông Sên)

Comment le nom du Lycée et de la rue Chasseloup-Laubat a changé avec le temps

l'extrait d'un guide historique sur le Vietnam

Le plateau de Saïgon et la rue Chasseloup-Laubat

Photos du Saïgon de l'époque

L'Indochine d'hier et le Vietnam d'aujourd'hui

et ses plus anciens monuments aujourd'hui: http://www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur/a-voir-a-faire/tourisme/136523-voyage-sur-les-traces-de-l-indochine-a-ho-chi-minh-ville http://www.opusmang.com/vietnam/index.php?topic=375.0

     Il a déclaré à son incorporation être titulaire du baccalauréat et avoir suivi des études de mécanique à l’école des Arts et métiers. Il s’engage comme combattant volontaire pour participer à la grande guerre, à la mairie de Limoges le 08 février 1915, au titre du 21ème régiment de chasseurs, qu’il rejoint le 09 février 1915, comme cavalier. Il est nommé cavalier de 1ère classe le 24 juin 1915.

Famille Pallier vers 1910 en Indochine

La famille PALLIER vers 1910 (Gabriel est au 2ème rang à droite)

 

Mars 1912, création de l'aéronautique militaire française

Les débuts de l'aviation militaire (1912)

 

Venant de Limoges, il rejoint son régiment le 1er septembre 1915
Il est nommé brigadier, le 06 juillet 1916.
Il est affecté à l’école du 1er groupe d’aviation à DIJON (Côtes d’Or), le 06 juin 1917

Il semble avoir contribué au grade de maréchal des logis comme formateur, à la mécanique et à l'utilisation d'armes, des officiers américains au centre d'entrainement de Meaux (https://archive.org/stream/historyofamerica02seym/historyofamerica02seym_djvu.txt)
Affecté ensuite à l’école d’aviation de PAU (Pyrénées-atlantiques), à compter du 12 septembre 1917, il suit un stage de formation de pilote d’avion Caudron G3, à l’école de pilotage Caudron du CROTOY(Somme) du 7 au 14 octobre 1917.

l'école d'aviation du Crotoy (par Albin Denis)

le Caudron G3

Caudron G3 de l'école de pilotage Caudron au Crotoy (Somme)

G3 de l'école Caudron au Crotoy (Somme)

Avec cet appareil, il constate qu'il est fréquemment dépassé par les vols d'oies sauvages, en baie de Somme. A l’issue de son stage, il obtient le brevet de pilote d’avion n° 9209 le 14 octobre 1917 au Crotoy (Somme).

Il est ensuite désigné comme moniteur de pilotage à l’école d’aviation de PAU.

Leçon de point fixe à Pau

Leçon de point fixe à l'école de pilotage de Pau, durant la grande guerre. (© SHD)

l'école d'aviation de Pau de 1911 à 1918 (Albin Denis)


      Le 25 décembre 1917, il est détaché sur le front à l’escadrille SPA 15 insigne SPA 15 du Groupe de combat n°13(*), rattaché successivement à la 6ème, 3ème, 4ème armée puis l'escadre 2 en février 1918. Il apparait à la page 442 du N°172 de "La Vie Aérienne illustrée" de Jacques Mortane.

L'escadrille SPA 15 se déplacera ensuite, sur les terrains suivants:

  • La noblette (Marne),
  • le 26/02/18: Coincy-l'Abbaye (Aisne),
  • le 01/04/18: Fouquerolles (Oise),
  • le 27/05/18: Cramaille (Aisne),
  • le 28/05/18: Château-Thierry - ferme des grêves - (Aisne),
  • le 30/05/18: Champaubert (Marne),
  • le 11/06/18: Mouchy le Chatel (Oise),
  • le 17/06/18: Ressons l’Abbaye (Oise),
  • le 09/07/18: Louan (Seine et Marne),
  • le 24/07/18: Mont-l’Evêque (Oise),
  • le 06/09/18: Brabant le Roi (Meuse),
  • le 31/10/18: Francheville (Meurthe et Moselle),
  • le 11/11/18: Frolois (Meurthe et Moselle).

un SPAD XIII de la SPA 15

Un SPAD des "chevaliers Bayard" (SPA n°15)

 

Le Spad, l'avion d'un héros d'exception

 

https://www.youtube.com/watch?v=20JxkneOuYA

Spad VII de Joseph de Sevin

Spad XIII de Joseph de Sevin

Gabriel Guérin, l'un des as (23 victoires) de la SPA 15

Louis de Diesbach, pilote de chasse à la SPA15

L’escadrille SPA 15, une centenaire toujours d’attaque

 

Site: les as oubliés (14-18)

 

Il est nommé maréchal des logis le 11 avril 1918, puis adjudant le 05 novembre 1918 après avoir été crédité d'une victoire aérienne sûre et de deux autres probables.

ses citations en 1918 et 1926

citations-du-capitaine-gabriel-pallier-1.jpg

 Citation du Groupe de combat n°13

"Le groupe de combat n° 13 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une adnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténécité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires." (ordre du 10 septembre 1918)

Toujours au sein de la SPA 15, il participe à l’occupation en pays rhénans (Spire puis Griesheim), du 24 octobre 1919 au 8 novembre 1919, en application des dispositions du traité de Versailles.


Il se marie avec Mlle Julia SAURIAC, originaire de FOIX (Ariège), le 23 décembre 1919 à Limoges, dont il aura 2 enfants: Pierre-François et Monique.

Julia SAURIAC 

Julia SAURIAC


Il reste affecté au 2° Régiment d’Aviation escadrille n°104(ex-SPA 15), le 01 janvier 1920 et passe à l’escadrille n°4 (ex-104/ex-SPA 15), le 17 juillet 1920 basée à Strasbourg
Le 27 mars 1921: né son aîné: Pierre-François à Strasbourg-Neudorf, dont il aura 5 petit-enfants: Patrick(1945), Dominique(1946), Christian(1947-1976), Gilles-François(1953) et Pierre-Eric(1955)

.

 Julia Sauriac, avec ses parents et ses enfants


Il est détaché le 05 octobre 1921, à l’école de cavalerie de SAUMUR(Maine-et-Loire), comme élève-officier, tout en étant affecté au 34è Régiment d’Aviation. A Saumur, il est indiqué que: «Bien qu’attentif au maniement des chevaux, il s’avère qu’il y dispose de bien meilleurs dispositions pour le pilotage des avions».

l'école de cavalerie de Saumur (Maine et Loire), jadis


 Il poursuit sa formation d’élève-officier, par un stage d’application à l’école d’infanterie de SAINT-MAIXENT(Deux-Sèvres) du 28 mars 1922 au 1er septembre 1922.

le livret de vie militaire à l'école d'infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres)


 Promu sous-lieutenant à compter du 1er octobre 1922, il est affecté au 35ème Régiment d’Aviation (groupe de chasse) à LYON-BRON(Rhône).

L'aviation militaire à Lyon-Bron de 1912 à 1972

Nieuport 29

Le Nieuport-Delage NiD 29 au 35ème RAO à Lyon


Il est classé dans l’arme de l’Aéronautique, lors de la création de celle-çi,  le 25 décembre 1922

Il rejoint le 39ème Régiment d’Aviation au Levant, le 6 janvier 1924 et débarque à Beyrouth le 15 février 1924. Il y est affecté à la 8è escadrille du 39è R.A. le 23 février 1924, puis à la 1ère escadrille du 39è R.A.(*) le 1er juin 1924;

(*) Le 39ème RAO est créé à partir du 1er octobre 1923, L'Aéronautique du Levant, est organisée autour de 8 escadrilles de Bréguet XIV réparties en 4 groupes: 1: Rayack (Liban), 2: Alep (Syrie), 3: territoires del'Euphrate à Deir-Ez-zor et Rakka (Syrie), 4: Damas (Syrie). à partir du 2ème trimestre 1931 : Potez 25 TOE.

Potez 25 TOE

Potez 25 TOE

Le 39ème RAO au Levant

les missions au Levant du 39ème RAO


Il est promu au grade de lieutenant à compter du 1er octobre 1924
Il assure le commandement de la CHR (dépendant de la 2è escadrille) du 13 juillet 1925 au 24 mai 1926
Il participe comme pilote à des opérations au Djebel Druze en juillet 1925 et en février 1926.

       Il regagne la France le 25 mai 1926 et débarque à Marseille le 31 mai 1926
Commande la 6ème escadrille du 25 mai 1926 au 24 juillet 1927
      Affecté au 3è Régiment d’Aviation/5è groupe d’ouvriers d’aéronautique à CHATEAUROUX(Indres) le 25 juillet 1927, il commande la division entrainement du 5ème G.A.O. du 25 juillet 1927 au 23 octobre 1928
       Classé "état-major particulier" , il commande l’Ecole Pratique d’Aviation (EPA) d’AVORD (Cher), du 24 octobre 1928 au 24 mars 1930
Il est ensuite directeur des études de l’E.P.A. du 25 mars 1930 au 10 juin 1930, où il contribue à la formation de quatre promotions de pilotes militaires.
Il est promu au grade de capitaine le 25 mars 1930

la base aérienne d'Avord (Cher) entre les 2 guerres 1919 à 1939

la Base aérienne n°702 d'AVORD aujourd'hui

      Il est affecté à compter du 9 mai 1931 à l’aéronautique d’indochine (hors cadres colonies) et dépend pour ordre, du 34è Régiment d’Aviation. Embarqué à Marseille sur le vapeur "Cap Tourane" à destination de Haïphong le 11 juin 1931, il y débarque le 17 juillet 1931
    Affecté le 15 juillet 1931 à l’aéronautique d’Indochine à TONG (Tonkin), il est adjoint au commandant de la 4ème escadrille, du 11 juin 1931 au 14 juillet 1932
Il prend le commandement de la 4è escadrille à TONG, du 15 juillet 1932 au 18 janvier 1934

l'aéronautique d'Indochine en 1934

l'aéronautique d'Indochine en 1934

 

l'aérodrome de Tong

l'aérodrome de Tong

potez 25 A2

Potez 25 A2 de l’aéronautique d’Indochine (© SHD)

 

les 6 escadrilles d'Indochine:

1ère escadrille à Bach Maï au SO d'Hanoï (Potez 25 TOE): Insigne de la 1ère escadrille d'Indochine

Potez 25 de la 1ère escadrille d'Indochine

2ème escadrille à Bien Hoa (Potez 25 TOE): 

Potez 25 A2 de la 2ème escadrille d'Indochine

3ème escadrille à Tong au Tonkin (Potez 25 TOE): 3ème escadrille d'Indochine

4ème escadrille à Tong au Tonkin (Potez 25 TOE): 4ème escadrille d'Indochine

5ème escadrille à Cat Laï (hydravions Loire 130): 5ème escadrille d'Indochine

Potez 25 hydro (Indochine)

6ème escadrille: 6ème escadrille d'Indochine

Visite de l'empereur Bao Daï et du gouverneur général PASQUIER

Visite de l'empereur Bao Daï accompagné du gouverneur général PASQUIER

 

Equipages de la 4ème escadrille d'Indochine

les équipages de la 4ème escadrille d’Indochine (le cdt G.PALLIER est bras croisés)

 

remise des fanions des 1ère, 3ème et 4ème escadrille d'Indochine à TONG en avril 1933

remise des fanions aux 1ère, 3ème et 4ème secadrilles d'Indochine à TONG en avril 1933 (© SHD)

 L'ouvrage de référence récemment publié aux éditions LELA presse: "L'aviation française en Indochine. 1910-1945" (par Christophe CONY et Michel LEDET et participation de Lucien MORAREAU) (extrait)


Il quitte l’Indochine sur le "Leconte de Lisle"(*) le 19 janvier 1934 et regagne la métropole. (*) Leconte de Lisle de 9 877 tonnes, saisi le 10 avril 1942 qui devient le Teritsu Maru

Un texte du 2 septembre 1938 explicite l'organisation de l’armée de l'air qui naît d'un décret du 1er avril 1933 et existe en tant qu'arme indépendante depuis le 2 juillet 1934 alors qu'en 1932, l'appellation d'escadre remplace celle de régiment.

Création de l'armée de l'air française (1934)

 

Le retour en France

NiD 29

le Nieuport 29

Parution du 10/06/2012
Auteur : Christophe Cony & Michel Ledet. Avec la participation de Lucien Morareau - See more at: http://www.avions-bateaux.com/produit/histoire-de-l-aviation/993#sthash.nRGvARRY.dpuf

L'Aviation Française en Indochine. 1910-1945

Parution du 10/06/2012
Auteur : Christophe Cony & Michel Ledet. Avec la participation de Lucien Morareau - See more at: http://www.avions-bateaux.com/produit/histoire-de-l-aviation/993#sthash.nRGvARRY.dpuf

    Il est affecté à la 1ère Escadre d’Aviation Légère de Défense (EALD) au BOURGET-DUGNY (Seine et Oise) et prend le commandement de la 2è escadrille (SPA 48) de cette escadre, du 28 mai 1934 au 15 juillet 1934

NiD 62

le Nieuport NiD-62 de la SPA 48


Il est nommé du 16 juillet 1934 au 31 décembre 1937, adjoint au commandant du Groupe de Chasse n° I/1.
Il est maintenu le 01 novembre 1934, à la 1ère escadre à VILLACOUBLAY(Seine et Oise)
Il est affecté le 1er septembre 1936, à la base aérienne (B.A.) de VILLACOUBLAY
Ensuite, affecté (par réorganisation) à la base aérienne d’ETAMPES(Seine et Oise) du 29 octobre 1936 au 26 août 1939

La base aérienne d'Etampes-Mondésir fut le berceau de la patrouille d'Etampes, un des ancêtres de la patrouille de france

Il prend le commandement Groupe de chasse (G.C.) I/1 (composé des escadrilles SPA 31 et SPA 48) à compter du 1er janvier 1938

SPA31 SPA 31 Insigne de la SPA 31 (archer grec)

SPA48 SPA48  insigne de la SPA 48 (coq chantant)

Nommé commandant (de réserve?) le 21 janvier 1939 (JO n°21 du 25/01/39), puis commandant d’active le24 juillet 1943 (décret du 28/02/47-JO du 05/03/47)

 

Etampes

Dewoitine D.510 du commandant du GC I/1 en 1939

 

Par Jean-Christian Ehrengardt(*): Le dewoitine D;500-510 "Le chasseur à la française" (Aéro-Journal n°40)

(*) avec l'aimable autorisation de l'auteur: CJE

Démonstrations aériennes en 1936 au Bourget, dont des Dewoitine D-510 (de 2,26 à 2,58mn): https://www.youtube.com/watch?v=p-FIkvt8UFg

       A la veille de la déclaration de guerre, à la tête de son groupe de chasse,  il rejoint le terrain de campagne de CHANTILLY-Les Aigles(Oise) du 27août 1939 au 10 avril 1940. Il y participe activement à l’installation du groupe sur cet espace constitué d’une piste triangulaire d’entrainement des chevaux de courses du PMU de l’époque. Il procède, fin 1939 à la transformation du personnel, du chasseur Dewoitine D-510 (à cockpit ouvert et train d’atterrissage fixe), vers le nouveau chasseur: Bloch MB-152, non encore prêt au combat et déjà surclassé par son adversaire: le Messerchmitt Bf-109.

les insignes des groupes de chasse français en 39-40

 

le terrain des Aigles

le terrain des Aigles

plan d'occupation du terrain des Aigles

plan d'occupation du terrain des Aigles

Les aigles - printemps 1940

Cdt G.PALLIER, cne Coutaut et Ducornet - les Aigles mars 1940

 

      Soucieux de la vie de ses pilotes et fort de ses compétences en matière technique et de pilotage, il rend compte scrupuleusement des problèmes rencontrés sur ce nouvel appareil et procède à une évaluation de ses performances face à d’autres avions de l’époque. Malgré quelques améliorations portant sur la fiabilité de la machine, celle-ci restera toujours surclassée au point de ne pas être souvent en mesure de rattraper les bombardiers allemands se dirigeant sur Paris.

Bloch 152-C1 du GC I/1 à Chantilly-les-Aigles

le chasseur Marcel Bloch(MB) 150 et ses dérivés

 

L'usine Bloch de Chateauroux-Déols

(qui se partageait le montage des Bloch avec celle de Bordeaux-Mérignac)

Usine d'aviation de Chateauroux-Déols

chaîne de montage de Bloch 152 à Chateauroux-Déols en 1940

 

Ordre de bataille de l'aviation française au 5 juin 1940

carte d'implantation dans le nord de la France des aviations alliées en 1940

 

 1940 bloch 152 c1 du gc i 1 s appretant a decoller shd n b99 1997

G.C. I/1 à Chantilly-Les Aigles en 1940 - Bloch 152 sur le départ (© SHD)

 

Journal de guerre du SGC Le Provost du GC I/1 en 1940

 

Article intitulé: "Les archers et les coqs au combat en 1940" sur le GC I/1 a été publié dans Wing Master n°69 de mars 2009(avec l'aimable autorisation de Dominique Breffort)

 

      En avril 1940, soit un mois avant la bataille de France et après de nombreuses années d’excellentes notations, il fait tout à coup l’objet de l’appréciation suivante peu flatteuse, signée du général Armand Pinsard, chef du Groupement d’aviation N°21. Cette appréciation lui vaudra sa mutation immédiate: «Officier sérieux et travailleur, d’un esprit militaire et consciencieux, qui a le commandement d’un groupe de chasse depuis janvier 1938. Le commandant Pallier s’est acquitté convenablement de ce commandement mais sans grande assurance ni suffisante énergie. D’une mentalité un peu particulière, semble devoir mieux être à sa place dans une école de pilotage ou un service. Huit mois de présence aux armées.   
    11 avril 1940:    signé: A. Pinsard ».

 Le GC I/1 sera repris par le commandant SOVICHE durant la bataille de France et crédités de 23 victoires pour 6 tués et 3 blessés

équipages français durant la drôle de guerre

Equipages français durant la campagne de France

 

depart-du-cne-astier-de-vilate-chef-de-la-2eme-escadrille-du-gc-1-8-avec-son-mb-152-vingt-minutes-avant-sa-mort-le-10-mai-1940-a-jaulny-meurthe-et-moselle-1.jpg

Départ du Cne Adrien Astier de Vilate, chef de la 2ème escadrille du GC 1/8 avec son MB-152, vingt minutes avant sa mort le 10 mai 1940

à Jaulny (Meurthe et Moselle) (© SHD)

 

tenue de vol française en 1940

tenue de vol française en 1940

 

Les forces aériennes françaises durant la bataille de France en 1940

 

https://www.youtube.com/watch?v=TPOvYrvDv0Q

 

 

Les autres appareils de chasse français en 1940

Morane-Saulnier MS-406

le Morane-Saulnier MS-406

 

Curtiss P36

Le Curtiss H 75A (P36)

 

Caudron 714

Caudron 714 Cyclone

 

Mysterious Top Speeds

Loire-Nieuport 401

Potez 630

profil Potez 630

Potez 630

 

Bréguet Br-690

le Bréguet Br-69x

 

le Dewoitine D-520

le Dewoitine D-520

 

l'Arsenal VG-33

profil du VG-33

Ecorché du VG-33

l'Arsenal VG-33

 

 

Les appareils du camp adverse

messerscmitt-bf-109.jpg

le Messerschmitt Bf-109e

Bf-109E

le Messerschmitt 110

Me 110

2 profils de Me 110

Junker Ju-87 Stuka

2 Junker Ju-87 en vol

écorché du Junker Ju-87 Stuka

Junker Ju-88

 

Dornier 217

Dornier 217

 

Heinkel He-111 en vol

profil He-111

Heinkel He-111

 

Henschel 126 en vol

Henschel 126 autre vue

Henschel 126 (l'avion mouchard)

 

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Bloch 152 c1 du GC II/1 de passage à Chantilly le 31 mai 1940 (© SHD)

 

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https://www.youtube.com/watch?v=zcxvhlUpffw

projet d'une maquette numérique du MB 152

 

La bataille de France

 

"L'expérience acquise par les allemands lors de la guerre d'Espagne les avait amené à mettre au point une doctrine aérienne, doctrine qui fera gravement défaut à l'aviation française.

Les pilotes de la chasse française ont eu une formation qui, pour certains, confine au ridicule, selon des préceptes datant de la Grande Guerre." (http://aerostories.free.fr/1940/page4.html)

Printemps 1940: un état des lieux

la bataille de France vue du côté français

 

chasseur-dewoitine-d-520-de-debut-de-production-shd.jpg

Dewoitine D-520, l’avion particulièrement attendu au GC I/1 où il ne fut livré qu’en... 1942

Dewoitine D-520

 

la  vie au GC II/5 durant cette même période

   Une des raisons de la défaîte de 1940 ?  la modernisation inachevée de l’aviation française

rapport d'Harcourt de situation sur l'état de la chasse française le 6 août 1940

reproduction in-extenso du comité secret du 9/2/40

les appareils français inachevés en 1940

     Dès le 11 avril 1940, Gabriel Pallier rejoint l'école de pilotage n°101 de VERSAILLES-St-CYR ex-(Seine et Oise, auj.Yvelines) jusqu'au 14 décembre 1940, où il pilote désormais des avions-école: Morane-Saulnier MS-230, (les besoins en  nouveaux-pilotes s'avèrent désormais cruciaux). Cette formation assure également à cette époque, la couverture météorologique de la région parisienne.

Morane-Saulnier MS-230

Morane-Saulnier MS-230

Un blog très complet consacré aux avions de la 2ème guerre mondiale

et sur les avions français en 1940

 

Témoignages des as de l'aviation des Forces Aérienne Françaises Libres durant la 2ème guerre mondiale

https://www.youtube.com/watch?v=TPOvYrvDv0Q

 

   Le commandant PALLIER est placé en congé d’armistice du 15 décembre 1940 au 14 mars 1941, il est ensuite placé (à sa demande) en congé du Personnel Navigant, du 15 mars 1941 au 15 mars 1946 et administré par le centre administratif de TOULOUSE-BORDELONGUE jusqu’au 1er juillet 1943, puis pris en compte par le Centre Administratif (C.A) de PARIS le 1er juillet 1943.
    Durant le reste de la guerre, n’étant plus rémunéré par l’armée, il dut subvenir aux besoins de sa famille et pour cela, il occupe un emploi de chef de service à la société française des sucres à Paris (8ème), d’où il déclarera d’ailleurs, avoir soustrait certains employés du STO.
    En novembre 1945, il adresse par la voie hiérarchique, une demande de réintégration dans les cadres d’active avec redressement de sa situation antérieure. Il y indique qu’il a pris l’initiative lors de la débàcle de 1940, de replier sa formation sur la base aérienne de Toulouse-Francazal en vue d’un transfert vers l’Afrique du nord. Ses appareils ne disposant pas d’un rayon d’action suffisant, il aurait demandé l’aide du commandant de cette base pour une évacuation par bateau, aide qu’il lui aurait refusée, assorte de l’ordre de faire procéder à la vidange des moteurs et au démontage des magnétos des avions. Une fois la convention d’armistice signée, il fut nommé commandant par intérim du parc aérien de la base de Francazal. Mais refusant d’être, même indirectement un agent d’exécution de l’ennemi, il déclare avoir choisi de réclamer volontairement sa mise en congé du personnel navigant. Il attestera par écrit que la société qui l’employa durant la guerre n’avait pas collaboré avec l’occupant et communiquera les noms de cinq employés qu’il y aurait soustrait au STO. Il y déclare être entré dans la résistance (secteur sud de Paris) en juin 1943 et aurait ainsi pris part à la libération de Paris. Les F.F.I.

   Cette demande de réintégration, bien que comportant des avis tout à fait favorables de sa hiérarchie à la 2ème région aérienne – Paris, sera malgré cela « non-agréée » le 11 mai 1946 par une commission composée de pairs (dont son remplaçant à la tête de son groupe de chasse en 1940).


    Il est rappelé à l’activité de service du 28 avril 1945 au 19 septembre 1945 pour être affecté à la Mission Militaire Allemande (M.M.A.)/section: Autriche à Feldkirch.
Le 4 mars 1946, il signe une déclaration de loyalisme à la Nation.
    Il est démobilisé le 20 septembre 1946 suite au refus de sa demande de réintégration dans les cadres actifs et administré par le CRAP n°204 du 4 novembre au 10 novembre 1946. Il formule une demande en appel de reprise de sa carrière, qui lui sera également refusée le 4 février 1947, estimant: «que l’officier supérieur intéressé n’apporte pas de preuves suffisantes pour justifier son départ volontaire de l’armée, par hostilité au gouvernement de l’Etat français, que ses titres de résistance sont certains mais non exceptionnels, que pour ses motifs, il ne paraît pas devoir bénéficier de l’article 7 de l’ordonnance...Propose: que le commandant Pallier soit réintégré dans les cadres actifs (cadre sédentaire) avec son grade et son ancienneté de grade, qu’il soit tenu compte de sa situation militaire lors du prochain travail d’avancement.».

Désormais, il doit se limiter à des emplois au sol, au sein de l’armée de l’air:
    Il est nommé du 20 septembre 1945 au 3 novembre 1946, chef du 3è bureau de l’état-major de la 2ème Région Aérienne à PARIS.
    Après avoir été placé en congé du personnel navigant au CRAP n°204 du 4 novembre 1946 au 10 novembre 1946, il est démobilisé du 11 novembre 1946 au 9 février 1947 et se retire: 15,rue de la Convention PARIS (15ème).
    Il est rappelé sous les drapeaux comme commandant de réserve et est réintégré, à sa demande, dans les cadres actifs de l’armée de l’air, mais seulement au titre du corps des officiers de l’air cadre sédentaire, le 10 février 1947 et sans reprise rétro-active de carrière, sa participation aux FFI ayant été jugée insuffisante (simple soldat du 1o juin 1943 au 2 septembre 1944 à la 2ème compagnie du bataillon n°2/22 des F.F.I. et alors qu’il n’aurait pas répondu à l’appel du 6 juin 1940, par la commission chargée d’étudier les conditions de sa reprise de service.
    A nouveau, il est chef du 3è bureau de l’état-major de la 2è Région Aérienne (Régiment d’Aviation)/au n°35 de la rue Saint-Didier à PARIS (16ème) du 10 février 1947 au 13 février 1951
Il est nommé lieutenant-colonel le 25 mars 1947

Il assure le commandement du bataillon de l’air n° 1/104 à DUGNY-LE BOURGET(Seine et Oise) du 14 février 1951 au 18 octobre 1951.

Caserne de Rose (portail), Dugnyl'entrée de la caserne De Rose à Dugny-Le Bourget

l'entrée de la caserne De Rose (*) à Dugny

(*) le commandant Charles Tricornot de Rose (cavalier de l'aéronautique de la 5ème armée), fut chargé par le général Joffre d'engager de puissantes concentrations aériennes de combat. Il fut appelé "le père de la chasse française" et mourut dans un accident d'avion.

Caserne Danna (portail), Dugny

le portail du camp Danna(1) (situé à côté de la BAN(2) et face à la caserne De Rose)

(1) commandant Danna (http://www.aerosteles.net/stelefr-dugny-languedoc)

(2) Base aéronavale de Dugny-Le Bourget

      Il est finalement admis à faire valoir ses droits à pension de retraite, du fait de la limite d’âge, le 19 octobre 1951, se retire au: 160bis, rue Vercingétorix PARIS (14ème). Il est pris en compte dans les réserves par le Centre Mobilisateur Air (C.M.A.) n°222 et est maintenu dans les réserves le 31 janvier 1957, jusqu’à l’extrême limite d’age de son grade.

       Il est rayé des cadres de l’armée de l’air à compter du 3 mars 1958 et relève de la gestion du Bureau Central d’Incorporation et d’Archives de l’Armée de l’Air (B.C.I.A.A.A.) n° 05/510 de CHARTRES
Admis à l’honorariat du personnel navigant le 10 juillet 1958, il se retire à Boulouris (Var) à la villa «L’escadrille».Il perd son épouse: Julia, lors d’un accident de la route survenu dans la région en 1983 et en sort physiquement diminué, au point de devoir être admis définitivement dans une maison de convalescence de longs séjours à Fréjus où il décèdera, le 23 juillet 1990.

 Biographies des parrains ayant donné leurs noms aux bases aériennes françaises

 


 

    Gabriel PALLIER était plutôt discret en famille et je ne l’ai pas souvent entendu évoquer son passé militaire. C’est à travers un article paru dans Var-matin en 1998 intitulé «Un poilu pas comme les autres», que j’ai voulu en savoir d’avantage sur l’homme. La dépendance physique dans laquelle il se trouva lors de la fin de sa vie, fit qu’il se tourna vers sa fille résidant à proximité. Il choisit alors de prendre de la distance avec son fils. A son décès, mon père hérita de la part minimale prévue par la loi et ma tante obtint elle, l’usufruit de la villa de Boulouris, jusqu’à son décès.
    Cette situation fait qu’il me fut impossible d’accéder à cette maison et aux documents militaires concernant mon grand-père, qu’elle devait contenir.
    Je ne dispose à l’heure actuelle que de peu de documents photographiques le concernant. Les seuls immédiatement disponibles le sont auprès du service historique de la défense (SHD/Air). A noter que son nom y est mal parfois orthographié dans les légendes. Il est également possible que l’ECPAD (fort d’Ivry) dispose de photos le concernant.

Il totalisait: 2150 heures de vol de temps de paix et 450 heures de vols de guerre, lors de plus de 300 missions de guerre durant les 2 guerres mondiales.
Les appareils qu’il aurait piloté, sont (à ma connaissance): 

  • Caudron G3 à l’école Caudron du CROTOY (mai 1917)
  • Dewoitine D.510 comme adjoint au cdt du GC I/1 à VILLACOUBLAY de décembre 1934 au 29 octobre 1936 puis à ETAMPES, du 29 octobre 1936 au 31 décembre 1937 (escadrilles SPA 31 et SPA 48)
  • Bloch MB.152C-1, cdt le GC I/1 du 1er janvier 1937(ETAMPES) et "parti aux armées" à CHANTILLY-Les Aigles du 27 août 1939 au 11 avril 1940

 

 

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Tous trains et volets sortis

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Au Bonfin en 1988

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         En 1988 avec sa fille Monique et son fils Pierre-François

 

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L’escadrille en 1964 et Julia Pallier et sa fille Monique Defalque

 

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stèle d'hommage au GC I/1 - Les Aigles 2010

Stèle du GC I/1 à Chantilly-Gouvieux

 

ses décorations:

 

ses citations:

  • - n°8529 à l’ordre de l’armée du 19 juillet 1918: "Jeune pilote d’un courage et d’une adresse exceptionnelle, a livré de nombreux combats au cours desquels sa supériorité s’est toujours affirmée et a probablement abattu 2 appareils. Le 28 juin 1918 a attaqué 3 avions ennemis dans leurs lignes et a abattu l’un d’eux en flammes".
  • - n°623 à l’ordre du régiment de juin 1926: "Excellent officier pilote, adroit, énergique et courageux. Très absorbés par ses fonctions sédentaires, a tenu à participer en juillet 1925  aux bombardements dans le Djebel-Druze. Le 14 février 1926, dans la région de l’Aermon, a effectué avec succès les bombardements de Halvi et Yenta et le 25 février, a assuré une liaison délicate, avec les colonnes Lefort et Clément-Grandcourt, opérant dans cette région".


Témoignage de satisfaction:
     à l’ordre de la Division (ordre général n°9 de février 1933): Excellent officier qui, par ses connaissances professionnelles étendues et surtout par l’exemple constant qu’il donne à ses pilotes, a fait de son escadrille une unité de premier ordre. A exécuté au cours de l’année 1932, dans des circonstances souvent très difficiles, de très nombreux voyages aériens au cours desquels il a fait preuve des plus belles qualités d’allant et de sang-froid.
        signé: Billotte"

blessure:
"Insolation survenue lors d’un vol le 2 août 1931 à Tong (Indochine)".

Titulaires des brevets de:
- pilote d’avion n°9209 du 14 octobre 1917
- observateur en avion n°1422 du 9 juillet 1929
et certificat de chef de patrouille du 6 février 1927

 

Site de Jean HOUBEN, où vous pourrez lire de belles histoires d'aviateurs

et deux sites de revues aéronautiques gratuites et très intéressantes: Aéromed et revue du Centre de documentation et de recherches historiques de la base aérienne 133 "Commandant Henry Jeandet" de Nancy-Ochey

 

 

 

 

 

 

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