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mon enfance

 Patrick PALLIER

    Je serai né le jour de la capitulation de l'Allemagne nazie, quai de Tounis à Toulouse, Et depuis, Toulouse a réaménagé les berges de la Garonne en d'agréables promenades, qui en été, accueillent des festivals et se transforment en plages.

quai de Tounis à Toulouse

Le quai de Tounis à Toulouse

      Nos parents: Pierre-François (Pierrot) et Jacqueline (appelée Lilli par ses frères et soeurs, puis Jacquotte par les parents de mon père) se sont connus à la fin de la 2ème guerre mondiale, à la piscine municipale de Toulouse. Papa se vantait d'y être venu au secours de maman, dans le grand bain, rencontre qui aurait généré leur union.

Mon père me dit qu'il avait renoncé à un stage de formation de pilote de chasse aux Etats-Unis, pour une aventure toute aussi périlleuse, celle de devenir: père de famille.

  

 

        Peu de temps après ma naissance, mon père fut affecté en R.F.A. où papa père de famille, dut échanger l'énorme dépanneuse "Diamond" de son convoi de véhicules militaires, contre la Buick rutilante du général MURTIN. Le fait d'avoir rapidement "empaillé", cette nouvelle monture, aida probablement à sa ré-orientation vers l'arme des Transmissions "Air".

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                                                 Inspection à L'Hornisgrinde (1950)                                                 Papa (à gauche) posant avec la (encore intact) Buick du général Murtin

          Notre père aimait beaucoup les chiens (surtout les gros et les loups) et il déclarait volontiers: que pour lui, l'éducation de ses enfants s'apparentait au dressage de ces animaux. Donc, l'aîné de la portée que j'étais, fut rapidement suivi un an plus tard, de notre soeur: Dominique (Domy) et l'année suivante de notre frère: Christian. Tous deux naquirent à Lahr. Et sept années plus tard, naquirent les deux derniers louveteaux de la portée: Gilles-François, à Saint-Mandé en 1953 et Pierre-Eric, à Dakar en 1955.

 

 

     

                               Domy et Christian

                           

        Bettina (cocker à Papy)  et sa portée

Nos chiens:   

       

  Looping 1949                        Corsaire 1956                        Nora 1964                       Peggy 1979

 

    Après Lahr, nous rejoignîmes Ottenhöfen près de la frontière française, un charmant petit village de Forêt noire, au pied du mont Hornisgrinde, où travaillait notre père.

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                     paysage de la Forêt noire (Schwartzwald)

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        le lac Mummelsee (entre Ottenhöffen et le mont Hornisgrinde)Le BergHôtel tenu alors par un camarade à papa, sur le lac Mummelsee

          Le  village était traversé par un petit torrent de montagne, figé de glaces en hiver. Nous résidions à l'étage d'une maison allemands, sous les combles d'une vaste maison rurale, proche de l'orée des bois. Derrière celle-ci se trouvait un verger de mirabelliers, dont nous nous régalions des fruits fraîchement tombés au sol. Nous y menions également la chasse aux salamandres qui vivaient dans les ruisseaux pentus. La vue, du haut de ce pré, adossé à l'orée d'un bois, donnait sur la vallée avec la toute petite gare, où venaient buter de petits trains de randonneurs. Parfois, l'arrivée d'une grosse locomotive à vapeur haut-le-pied, animait ce paisible bourg, par le surcroît de bruit qui s'en suivait.

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Locomotive à vapeur de la Deutsch Bahn                      Ottenhôfen(la gare)                    le pont principal

     
    

          Devant notre maison passait une petite route dont nous étions séparés par un solide portail, qui protégeait surtout le facteur des attaques irrépressibles de notre berger allemand «Looping». Nous vivions presque de plein pied avec la nature et jouions avec des enfants allemand voisins. Durant l'occupation de l'Allemagne, nos rapports avec les habitants étaient parfois délicats. D'autant que j'avais accidentellement cassé d'une pierre, la vitrine d'un magasin local de porcelaines. Cette accident avait coûté fort cher à mes parents (mille marks). Et mon père dit m'en avoir surtout voulu de ma... maladresse.

           Plus tard, Domy poussa, toujours accidentellement, un enfant du voisinage dans une fosse à purin. Heureusement les allemands étaient étonnamment tolérants, envers les jeunes enfants.
          Je garde de l'appartement où nous vivions, le souvenir d'un parquet particulièrement riche en échardes qui, à chaque fois que nous jouions, plantait immanquablement de cuisantes échardes aux mains et aux genoux.

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        Je me souviens de certaines journées passées sur l'herbe jouxtant une piscine municipale champêtre, d'où la sonorisation nous dispensait généreusement des tyrroliennes tout au long de la journée. Est-ce pour cette raison, ou plus simplement parcequ'ils étaient heureux, que nos parents et plus particulièrement notre père, chantait souvent des airs d'opérettes à la maison.

        Mais notre long séjour (près de 7 ans) en Allemagne prenait fin et j'ai souvenir, car j'étais désormais un grand, lors de notre voyage de retour en France en 1953, de quelques fugitives images, notamment le franchissement pont de métallique de Kehl marquant la frontière, par notre convoi ferroviaire.

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le pont ferré de STRASBOURG-KEHL à la frontière franco-allemande

 

 

 

A Paris

 

      A Paris, nous nous sommes retrouvés à six, entassés dans le deux pièces d'un hôtel réquisitionné, situé rue Condorcet dans le 10ème arrondissement. Cet appartement, en étage était situé à proximité du square d'Anvers et de la butte Montmartre. Plus haut et à gauche, une placette triangulaire marquait l'intersection des rues Rochechouart, Turgot et Condorcet. Vétus de nos blouses grises et de nos galoches, nous fréquentions l'école communale de la rue Turgot.

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le site actuel de cette école: http://ec-15-turgot.scola.ac-paris.fr/?lang=fr

      Ma classe à l'école primaire Turgot (je suis le 3ème à partir de la droite au rang du fond)

   

       Nous y étions si nombreux, et la cour à l'arrière si petite, que toutes les classes ne pouvaient s'y trouver en récréation en même temps. L'établissement était vieillôt et sentait l'encaustique, sa façade donnait sur la rue. Cette rue descendait en pente jusqu'au carrefour des rues Turgot, Rochechouart et Condorcet. A la sortie des cours, il nous arrivait de la dévaler, jusqu'au jour où Christian trébucha du bord du trottoir et s'étala de tout son long sur le passage pour piétons. Nous le vîmes avec horreur, disparaître entre les hautes roues avant d'une Citroên traction. Heureusement, cette voiture disposait d'une importante garde au sol et il y eu plus de peur que de mal. Et comme à l'époque les contrôles d'alcoolémie au volant n'existaient pas, le conducteur eut besoin d'un, voire deux, verres d'alcool au café voisin, pour se remettre de ses émotions.

     

                        Le square Willette et Montmartre

          Nous allions parfois prendre l'air avec maman, square d'Anvers, au bas de la butte du Sacré-coeur de Montmartre et sur les pentes de la butte, au square Willette, escaladant la butte, par des allées torves, jusqu'au pied de la blanche basilique. Souvent nous nous amusions, les bras plongés dans l'eau du bassin, en essayant d'éviter les coups de sifflets stridents et brefs des gardiens du square, vêtus à l'époque, comme les "hirondelles",d'un képi et d'une pèlerine. Je ne me souviens pas que nous soyons montés à l'époque, jusqu'à la place du tertre. Devant le Sacré-Coeur, voir Paris à nos pieds suffisait amplement à notre bonheur. En vrais poulbots, nous usions nos fond de culottes sur les rampes d'escaliers parallèles au funiculaire, contrôlant habilement le freinage, de nos mains serrées sur la rampe, avant de sauter.  

   

A l'autre bout de Paris, habitait nos grand-parents paternels à qui nous rendions parfois visite. Ils habitaient un pavillon, invisible de la rue Vercingétorix (14ème), car situé à l'arrière d'un immeuble. Ce pavillon était enchâssé entre l'immeuble et les voies ferrées d'accès à la gare Montparnasse. Parfois, une locomotive passait lentement, nous écrasant de sa masse noire, fumante et ferraillante. Devant le pavillon, survivait un rectangle de verdure et quelques arbres anémiés. Face au pavillon se trouvait l'atelier de l'éditeur Pierre Larive, l'ami de mes grands-parents, dont les collections numérotées de Diderot, Stendhal et Mérimée, sont aujourd'hui très recherchées par les amateurs du genre. Pierre Larive, orphelin, était le parrain de papa et aurait été sauvé de l'alcoolisme par ma grand-mère: Julia (Juliette). Avait-elle héritée cette générosité de son père ? François SAURIAC qui, basson à Radio-Limoges, disait mon père, avait ramené au retour d'un concert au petit matin, un cheval, destiné à l'équarrissage et de surcroît borgne, à la maison.

Pierre se caractérisait, par une voix exceptionnellement grave, un regard clair et un calme qui tranchait sur l'effervescence familiale. 

 

Pour Julia, son fils est toujours resté « Pierrot », tandis que maman était appelée par elle: « ma petite Jacquotte » et sa fille monique: « pépée »

   

                       Julia, sa fille: Monique, Jacquotte et Pierrot (devant le pavillon, rue Vercingétorix)

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1953 naissance de Gilles-François

          Je me souviens que dans le salon du pavillon de nos grands-parents trônait au mur, un grand tableau représentant un grand voilier sous le vent. Ce tableau avait été réalisé par un peintre « grand prix de Rome ». Mais l'artiste n'était pas au fait de l'aérodynamique, puisque les flammes en haut des mâts suivaient vers l'arrière, la course du bateau, et non celle du vent s'engouffrant dans les voiles, en sens inverse. Etait-il possible à l'époque, qu'un voilier aille plus vite que le vent qui le pousse ?
         Dans Paris, nous nous déplacions parfois dans l'automobile des grand-parents, une Renault PrimaQuatre je crois, car à cette époque la densité de circulation n'était pas celle d'aujourd'hui. C'était une berline noire très carrée, semblable à tant d'autres. Elle fut suivi, d'une 4cv Renault auxquelles nos grands-parents paternels restèrent fidèles, jusqu'à la mort accidentelle de ma grand-mère, tuée d'ailleurs à bord de l'une d'entre-elles. La 4cv représentait pour notre "parisien" de grand-père, la voiture idéale pour circuler dans Paris.

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      Renaut Prima Quatre                                                   Renault 4cv

              Notre grand-père paternel: Gabriel PALLIER, marié à Julia SAURIAC, était un ancien pilote de chasse qui a participé à la guerre de 1914-1918, puis à la "drôle de guerre" de 1939-1940. J'évoque ce que j'ai appris de sa carrière (essentiellement au Service Historique de la Défense, fort de Vincennes), dans la 2ème partie de ce site.

         

               Gabriel PALLIER et Julia SAURIAC

         Notre grand-père maternel quant à lui: Jacques OULES (prononcer: "Oulès"), marié à Jeanne IDRAC, a fait une carrière militaire dans l'infanterie coloniale qu'il a terminé au grade de capitaine. Durant sa carrière il a fait des séjours en Indochine et en Afrique et a eu sous sa responsabilité durant la campagne de France, une compagnie de tirailleurs sénégalais.

                   

Georges OULES             Jeanne, Georges  et Jacqueline OULES à Kindia (Guinée)      Jeanne OULES (née IDRAC)

         C'est à Paris, que je découvris l'aviation de l'époque. D'abord celle, calme et virevoltante d'Issy-les-Moulineaux puis celle, vive et tonnante des salons de l'aéronautique au Bourget. D'autant que les pilotes français de Dassault Mystère IV (notamment le colonel Conztantin ROZANOFF) venaient de découvrir comment diriger les bangs soniques vers la foule et ne s'en privaient pas.

   

     Dassault MD-450 Mystère IVA et "Kostia" ROZANOFF

          Nous ne restâmes que deux ans à Paris, dont une «courte» interruption de deux mois d'été en Charente, en colonie de vacances au château de Cressé où nous allions découvrir: les champs de marche et la campagne française, ses fleurs et ses moissons d'été. Tandis que maman, se remettait lentement de l'accouchement de notre frère Gilles-François. Je nouais à Paris de solides amitiés avec des « pôtes » parisiens, que l'éloignement allait malheureusement, rapidement me faire oublier.

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 Le château de Cressé et la campagne charentaise l'été     

  

 

 

Le Sénégal

 


         Papa était muté à la base aérienne de Ouakam à Dakar pour deux ans en 1953. Il rejoignit son affectation par les moyens du transport aérien militaire, un DC-3 « Dakota » afin de  lui permettre de traverser interminablement la Méditerranée.
         Pour la famille, nous fûmes mieux lôti et primes l'avion à Orly, via Marseille-Marignane et notre voyage s'effectua de nuit sans problèmes, sur une Douglas DC6B de la compagnie Union Aéromaritime de Transport ou UAT(à l'origine avec la TAI, d'UTA), l'avion poursuivait son périple sur Bamako, Conakry et Abidjan. Il avait été question initialement, que le voyage se déroule en De Havilland Comet I, mais ce nouvel avion de ligne à réaction venait d'être interdit de vol après plusieurs accidents graves. Par la suite l'on sut qu'ils furent dûs à l'apparition de criques microscopiques de ruptures sur la cellule.

Douglas DC-3 et DC-6B et De Havilland Comet 1 de l'UAT

     

Maquette du premier jet de transport de havilland comet 1 de l uat

         Durant notre séjour de deux ans à Dakar, nous allions changer à trois reprises de lieu d'habitation. A début, nous avons aménagé au rez-de-chaussée d'une maison toute blanche, isolée au milieu de la médina. Malheureusement, celle-ci s'avéra régulièrement envahie par l'eau à chaque orage, car bâtie au-dessous du niveau du sol. Nous comprîment alors, l'utilité des lits gigognes à étage, en haut desquels nous nous réfugiions, pendant que nos parents écopaient.

      

Jacquotte, place Protet    Notre 1ère maison à Dakar (dans la Médina), puis à la "SICAP Karak" avec Dick  Renault Juvaquatre

       Il fut nécessaire,de quitter cette maison, pour nous rapprocher de Ouakam, pour une villa mitoyenne dans un lotissement nommé « SICAP » proches du point « E ». Point « E » où se trouvait l'école publique à laquelle nous nous rendions à pied, en franchissant une ligne de chemin de fer. Il s'agissait d'une école publique et mixte (en sexe et en couleurs). C'est là, que j'ai pu observer l'envol dans le ciel d'un toit de paillote emporté dans le ciel par une tornade.  

     

Taxi-bus               Baobab de l'ellipse, au Point E (abattu en 1971)              manioc

   

                 Les SICAP(banlieues)                      paillote dans la médina (1955)              un pavillon du Point E

       

        Ma classe à l'école primaire du Point E (je suis le 4ème à partir de la gauche au dernier rang)

                         celle de Dominique (au centre du 2ème rang)               

                       celle de Christian (tout à fait à gauche au premier rang)

          Nos voisins de maison à la SICAP étaient africains et nous offraient lors de leurs fêtes, au travers de la haie de séparation du jardin, de merveilleux beignets gras à souhait. Nous nous appliquions avec acharnement, de faire « griller » toute la végétation de notre jardinet en l'arrosant abondamment aux heures chaudes. Seuls, je crois, quelques bananiers survécurent à cette volonté de bien faire.

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1955  -  La plage de N'gor (1955)                     un hydravion Short "Sunderland" de l'aéronavale         le porte-avion "Arromanche" de retour de Suez

          Chaque week-ends de gros hydravions blancs « Sunderland » procédaient à des parachutages sur la baie.
J'étais amoureux de ma petite voisine: « Josette » au joli minois et à la peau claire et tachée de rousseur, vêtue d'un éternel gilet de laine.
Elle était la fille d'un mécanicien et cela aurait bien pu être utile à notre voiture, une vieille Renault Juvaquatre noire qui rendit l'âme à l'entrée de la cité, un soir en crachant des flammes par son pôt d'échappement. Ce drame mécanique, nous contraint ensuite a utiliser les autocars militaires pour nous rendre à la plage d' N'Gor: pour apprendre à nager d'abord et ensuite nous baigner sans risque.                             
                    
         Face à cette plage se trouvait l'île de N'Gor, que papa décida de rejoindre à la nage ce qu'il fit, mais pour se poser sur... un banc d'oursins. Je me souviens du long travail de patience de maman le soir, extrayant une à une (surtout sans les casser), à la pince à épiler, les épines d'ursidés profondément enfoncées dans la chair. J'ai également le souvenir d'une pneumonie carabinée contractée par mon père, là-bas dont il faillit ne pas réchapper. Mais nous prenions notre revanche sur les animaux marins, en allant au mess de la base aérienne, manger la langouste dominicale.

        A la SICAP, dans les haies, nous chassions les caméléons, dragons miniatures, en les faisant virer de couleur du vert au gris, une fois qu'il se savaient découverts.

 

      Caméléon

        Les jours de Ramadan les moutons; attachés à un piquet dans les jardins, étaient égorgés selon le rite. Nous observions fascinés, le sang s'écoulant de la gorge des bêtes sacrifiés. La brousse se trouvait directement derrière nos maisons, avec ses fourmilières géantes, ses serpents et les chacals (ou des hyènes) venant jusque dans nos jardins, fureter la nuit.
      Parfois, nous allions assister à des concours de steeple-chase, sur une belle pelouse verte obtenue, à l'anglaise, à grand renfort d'arrosages et pourtant le rationnement en eau existait déjà. Nous étions à l'époque régulièrement survolés par des avions épandeurs de DTT, sans savoir que ces produits pouvait à terme, nous être également néfastes.

  pierre-francois-pallier-et-jacqueline-oules-a-dakar-1955-1.jpg       

                                        nos parents à Dakar (1954)                  
         Notre dernière habitation à Dakar, fut un appartement au dernier étage d'un immeuble de la cité des « aviateurs », citée neuve et contigûe au casernement de la base aérienne de Ouakam. Nous y étions réveillés au son du clairon, mais luxe suprême: maman disposait d'un cuisinier et d'une femme de ménage.. Nos nuits étaient ponctuées des coassements des crapauds-buffle et des films du cinéma en plein air proche, où étaient surtout passés des films de Fernandel, dont les sourires aux grandes dents blanches plaisaient beaucoup. Les murs intérieurs du camps étaient tapissés de bougainvilliers d'un rose éclatant.

   

Christian, Domy et moi à Dakar (1955)        sur la plage d' N''Gor                l'écran du cinéma en plein air de Ouakam

D'immense baobabs situés derrière notre bâtiment, nous servaient de terrain de jeux et nous mangions leurs fruits: «pains de singe», filandreux et au goût acide.

   

le baobab et son fruit le pain de singe

     

Les pavillons de Ouakam face à notre immeuble  Notre immeuble à Ouakam  Bal masqué, Pierrot (de face en armure de chevalier)

        Les fêtes étaient assez fréquentes, et je me souviens que nos parents avaient participé à un bal costumé. Mon père était revêtu d'un armure entièrement faite de carton qu'il avait réalisée avec notamment des assiettes en carton aux articulations, le tout peint de couleur aluminium du plus bel effet. Malheureusement le premier prix fut remporté par un robot équipé de feux multicolores, réalisé par des imbattables mécaniciens.     

        Souvent en fin de journées, nous nous rendions à la plage la plus proche située en bas du casernement, pour capturer les alevins restés prisonniers dans  les trous des rochers, qui s'étaient laissé surprendre par la descente de la marée ou observer le retour des pirogues colorées des pécheurs, attendant la « bonne » vague afin de les poser délicatement sur le sable. Mais ce séjour au Sénégal nous parut bien court, car au bout de deux ans, soit dès 1956, il nous fallut rentrer en métropole. Notre dernier frère Pierre-Eric est né à Dakar en 1955.

   

Pierre-Eric, porté par sa nounou: Rockaya N'Gaye

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Notre retour en France, sur le paquebot "Djenné" de la Cie de navigation Paquet

paquebot-djenne.jpg   affiche-de-la-cie-de-navigation-paquet.jpg

     Nous retour en France s'est effectué avec des militaires du contingent logés dans la cale. Nous allions nous en rendre compte à l'arrivée au port de Marseille où pour fêter leur retour, ils jetèrent à l'eau une grande quille de bois symbolique. Lorss de ce voyage, notre frère Christian ne souffrit pas comme nous du mal de mer et, bien entendu nous l'envions parce qu'il pouvait se nourrir, y compris de nos glaces servies au dessert. Ce vieux navire sentait la peinture et les graillons. Heureusement nous nous fîmes escale: à Las Palmas, à Casablanca puis à Tanger, ce qui nous a permis de prendre quelques réserves alimentaires à chacun d'entre eux, mais pas pour longtemps.
    Je garde à Las Palmas, le souvenir de la vision d'une eau cristaline, Casablanca sa blancheur
et Tanger sa fraîcheur bienfaisante sous l'ombre des arbres surplombant le port.


                 avant l'embarquement                          le départ                                      en mer

 

La France

Aumont Aubrac (Lozère)

 

Papa se vit octroyer un congé de six mois à son retour. Il choisit de nous rejoindre à Aumont-Aubrac au milieu du Massif Central, où vivait: sa sœur Monique, son mari Gaston et leurs deux fils.

      Situé à environ 1000 mètres, le climat du plateau de l'Aubrac nous fit le plus grand bien rentrant d'Afrique. De plus, l'hiver 1956 fut particulièrement sévère et nous eumes une grande quantité de neige au point d'accéder difficilement à notre première maison à l'entrée du village. Déneigage d'autant plus nécessaire que papa avait acheté sa première voiture neuve, une berline Peugeot 203 gris-bleu (avec toit ouvrant et pneus à flancs).

         notre Peugeot 203                            nos logis à Aumont-Aubrac         avec nos cousins et leur père, Gaston.

     Le pré sur lequel se trouvait la maison, était bordé au fond  d'un talus, sur lequel passait la voie ferrée électrique: Paris-Béziers. Cette proximité, qui exacerbait notre imagination vit se réaliser, une voie ferrée miniature ombragée de pieds de cigüe, tandis que nous y voyagions à l'aide de trains réalisés en boîtes ovales et plates de conserves. Les boîtes de sardines représentaient des plateaux que les boîtes ovales représentaient les wagons-citernes. Méthode de créations assez inspirée par l'Afrique, ce qui permettait de réaliser des objets avec peu de moyens.

     Tous les dimanches, nous retrouvions nos cousins ​​Arnaud et Pascal suivis d'un repas dans un restaurant local dont le menu commençait invariablement, par une généreuse bouchée à la reine, servie sur une nappe rouge. Une fois le repas terminé, nous allions ensemble, dévaler les pentes de la colline d'en face, en nous roulant dans l'herbe. Ce rendez-vous du dimanche, était parfois agité, ainsi comme lorsque notre père passant devant le restaurant de la gare, ne put éviter une rangée de canards imprudents engagés sur la rue enneigée. Heureusement le propriétaire du restaurant, décida ce-jour là, d'ajouter les victimes au menu, ce qui clôt l'incident.

     Ensuite, nous aménagèrent au milieu du village, dans une maison familiale appartenant à Mademoiselle Mallet. Une maison qui abritait un grenier plein d'anciens trésors. Le mobilier était aussi vieux que sa propriétaire et les chambres à l'étage, non chauffées, des lits recouverts d'épais édredons. Dans le grenier, entre les piles de vieilles cartes postales, nous avons trouvé un chaufferette, que nous avons utilisé brièvement comme luge. Dans la cour à l'extérieur de la maison, rouillait tranquillement la roue d'une pompe à eau à la retraite, nous l'avons abandonné après de nombreuses tentatives infructueuses pour la relancer.

Au-dessous de la maison, dans une courbe encaissée, les trains passaient régulièrement. Combien de fois avons-nous posé des pierres sur le rail, dans l'espoir de faire dérailler le monstre de fer ... heureusement en vain.
 

Le franchissement de la Truyère par le viaduc du Garabit (Gustave Eiffel)


    A Aumont-Aubrac, je découvrais l'école religieuse dirigée par l'abbé Jean Lassalle. Elle était située au centre du village et faisait face aux monuments aux morts. J'ai gardé la mémoire dans cette école, de la prière obligatoire le matin et de nos glissades d'hiver sur la glace, dans la cour. L'ouvrage d'art le plus proche et le plus impressionnant auquel nous sommes allés rendre visite était le viaduc de Garabit construit par Gustave Eiffel, pour permet à la voie ferrée de franchir la Truyère.

 

  

Christian et Looping Gilles-François, Domy et Pierre-Eric Pierre-Eric Me, Corsair, Domy et Christian
 

Mais notre père, muté à Aix-en-Provence, devait reprendre son travail. Nous avons embarqué tous les sept à bord du «203» pour les lacets dans les Cévennes, dans les directions du sud de la France.
 

Lambesc (Bouches du Rhône)

   

Nous allons maintenant à Lambesc, un charmant village provençal situé à vingt kilomètres à l'ouest d'Aix-en-Provence et qui porte toujours les cicatrices d'un tremblement de terre le 11 juin 1909 (magnitude "6" sur l'échelle de Richter), son église a perdu son clocher Spire, jamais reconstruit depuis.

Le centre de Lambesc (nous avons vécu l'appartement indiqué qui donnait sur le carré de Hairy)

Notre appartement était sur le lieu de poil, portant sur son centre un mémorial de guerre, en face de l'église.
Nous avons vécu à Lambesc de nombreuses années, et j'ai passé mon adolescence parmi le thym, la lavande, les olives et les moutons. Nous étions inscrits à l'école élémentaire, un nouveau bâtiment érigeait le village sur les hauteurs du plateau Berthoir. Pour y arriver, nous avons dû traverser plusieurs des anciennes rues de Lambesc. Près de l'école dans la forêt de pins, était la maison de M.Saule facteur, créateur en 1957 du groupe folklorique "Lou Galoubet" Dominique était un groupe qui, depuis plusieurs années, lui a permis de voyager très tôt en dansant.

Le groupe folklorique "Lou Galoubet" (tambourine provençale) au lieu de l'église de notre appartement
 

  Ci-dessous, ma piste préférée au début de Lambesc, avec mon premier vélo (un Peugeot de couleur moutarde, parfois emprunté à ma connaissance par Domy, elle me l'a avoué bien plus tard):

 

 
Lambesc est situé au sud et au pied de la chaîne Trévaresse. Plusieurs fois en été, nous sommes allés faire une promenade à Charleval, où a été créée la première piscine extérieure, une piscine également assidûment fréquentée par des mouches. Quand je suis arrivé à Lambesc, j'ai été placé au cours de Mme Groulet, qui a préparé les étudiants à entrer dans le sixième. Ce cours a été mélangé qui, après la règle de l'école chrétienne Aumont, semblait bien. Ensuite, j'ai continué mon enseignement primaire dans deux ans de préparation, le certificat d'éducation primaire (CPE), le professeur de M. Michel (appelé "médord") commémore zélé et fervent admirateur d'Yves Montand.

le Jacquemart de 1646    la fontaine du centre hôtel Cadenet Charleval dit «Sévigné» le moulin de Berthoir

J'ai adoré cette nature puis le village, et je suis souvent allé là-bas avec notre chien Berger belge noir Nora.

Cet amour de la nature nous a poussés à revenir dans l'avion de la place, des grenouilles dans les étangs voisins. Des périodes pluvieuses, nous avons vu se transformer en escargots de chasseurs, le long des murs de la route Charleval. À plusieurs reprises, seulement équipé de bougies, nous avons rampé sous terre, avec un petit tuyau menant à une fontaine d'eau et lavés les moutons, dont les murs étaient pleins de sangsues de mousse laissés par eux. Nous sommes entrés par une fenêtre de sous-sol également dans l'hôtel de madame de Grignan, puis en mauvais état
Parfois armés de courage, nous avons escaladé jusqu'à la chapelle de St. Anne Goiron et la résistance locale de War Memorial, tuée lors d'une opération, pendant la seconde guerre mondiale. Le site est majestueux, calme et offre de belles vues sur la vallée de la Durance. C'est notre voisin voisin, Peter Gazhanes, maintenant président de l'Association de "Old Lambesc" qui nous a présenté cet endroit remarquable.


le mémorial de guerre et le couvent de l'église Santa Teresa (rte Pelissanne)

 

Lambesc et les champs de jupes en été, son iris sauvage dans les gommages, les oliviers, les pins et les cigales, il y avait du bon vivre malgré la chaleur. Il suffisait de connaître les ruisseaux et les sources, car une promenade simple est un délice. Je me souviens aussi des cerisiers qui forment la route généreuse à Charleval.
La vie sur l'endroit était paisible et poilue. Quand nous sommes arrivés à Lambesc, l'approvisionnement en eau dans les appartements vient d'être achevé. Mais je me souviens d'un conducteur de camion pour un voisin de longue date, je me déguisais chaque matin du torse, la fontaine de la place. Nous avons fait des amis avec des enfants à l'école, mais surtout avec le quartier. Je me souviens, de droite à gauche: Famille MARTY, réfugiés républicains espagnols pauvres, dont le fils aîné, grand, sombre et mince et portait des lunettes aimait les radios de cristal, il restait parfait. C'était une grande famille. Puis vint la guérison, la guérison: un théologien M.RAIMBAUD était peu aimé par sa congrégation à cause de sa rigueur. Toujours vêtu d'une soutane et d'un chapeau noir, il regarda le devant de l'église et descendit en lisant sa misselle. Il portait l'enfant du mécénat dans son ancien noir jalopy. Les oursins que nous jouions à des cérémonies particulièrement religieuses: les mariages et les baptêmes alors que les participants jettent toujours quelques poignées de changements en vrac sur un endroit poussiéreux, au bout du bureau. La campagne comprend près de treize oratoires Lambescaine.


  

 

Fleur parade Lambesc, Domy le char de la reine et celui de la fontaine de l'amour un oratoire

Le monastère de Sainte-Thérèse, rue Pelissanne, je faisais régulièrement des visites à un frère franciscain: Père: "Don Buenner" qui avait un bureau et une bibliothèque de richesse exceptionnelle. Ce puits de la science, des géraniums curieux et cultivés avec amour dans un petit jardin clôturé. Sur son bureau, il y avait un morceau majestueux de quartz, noirci par la foudre, qui me fascinait avec son violet fort.
En assistant au père, je me suis approché inconsciemment de mon temps d'amour (platonique), d'une jolie brune aux cheveux longs, de la voix d'or, comme sa mère qui a chanté dans le chœur de l'église et a travaillé à l'école Joan of Arc, école des filles située précisément dans le couvent Ste-Thérèse. Cette famille provenait, je pense à Marmande, son père était sergent dans l'armée de l'air et marié à l'organiste de l'harmonium, les deux étaient des chrétiens très dévots. Ils ont eu quatre enfants: trois filles et un garçon respectivement prénommaient: Marie-Joseph, Chantal et Anne-Marie Bernard, qui ont assidûment assisté à l'église. Combien venez-vous, également, participé, dimanche après-midi.

Envisagé entre leur petite maison donnant sur la rampe accédant à la rue principale et la cure était un grand bâtiment occupé par le Dr Sabatier, qui avait un fils unique, Christian. Au bas de la rampe, je devais revenir en charge, était le pharmacien, marchand de matériel avec qui je suis allé chercher des bouteilles de gaz, pour la cuisine. De l'autre côté de la rampe et perpendiculaire à celle-ci, a donné une étroite allée derrière la pharmacie où habitait le fils du pharmacien et ses parents qu'il commencerait son adresse comme vous et les phrases contre eux par: "Oui?". Son père imbécile, m'a aidé à me gifler dans la rue après une dispute avec son fils. Même aujourd'hui, je déposerai volontiers de l'arsenic dans les pots de ces canulars prétentieux.
Sur la place et le début de cette voie, se tenait une belle boulangerie où mes parents ont apporté tous les dimanches à dimanche le poulet rôti. J'ai découvert la délicieuse focaccia avec des chips d'amandes, des pâtisseries et de l'ovale en forme de feuille cisaillée. En outre, vivait une jeune fille de Lyon qui pratiquait le violon à sa fenêtre. Une rue courte et abrupte reliant la place de l'église sur le marché ou place Jean Jaurès.
 


Sur le viaduc  de l’ancienne voie ferrée   la pose pour tous                              sur la place de l’église

Le coin gauche de cette rue, le magasin était Broadcast Lèbre de MM et leur plus jeune fille Marie-Blanche qui a également dansé au groupe "Lou Galoubet".
En outre, une maison occupée en été par les Français vivant au Maroc, la Manzanaresse qui avait un garçon et une fille de notre époque. A côté d'une ancienne femme de chambre: Odile et ses parents âgés, notre bâtiment avec un couloir sombre et large menant à l'escalier à l'arrière était toujours une frayeur extraordinaire en été. Un premier étage au-dessous de nous, un temps vécut un jeune couple, les Smith dont les disputes n'avaient pas d'égalités en tant que rapprochements.
Sur notre porche, devant notre entrée abritaient Marseille: les Gazanhes Lambesc qui sont venus à l'été. Gazanhes Peter, le plus jeune, aimait Lambesc alors que son ancien ingénieur, peint des paysages locaux. Peter, le temps portait des lunettes épaisses, il dirige maintenant l'ancien musée de Lambesc et écrit un livre de 1992 sur la ville que sa population a quintuplé depuis 2000 (2000 à 10 000 habitants).
Après avoir passé mon certificat d'école primaire à Lambesc, j'ai été admis dans le centre d'apprentissage G1550 Aix-en-Provence, «Université de Rolling Cantan» en baptisant, se moquant de mon père. Cette propriété a été coincée entre l'école préparatoire militaire, derrière le collège technique et l'école des arts et métiers, avec une chapelle désaffectée dans laquelle ont séché les planches de bois nécessaires pour apprendre nos charpentiers. Les autres travailleurs de métiers ont été formés dans trois ans d'étude: les installateurs, les chaudronniers, les charpentiers, les maçons ... Étant un enfant militaire, évidemment, cela ne m'aide pas beaucoup dans cet environnement, au contraire.

Nous visitions nos parents de grands-parents: la région de "South Paradise" à Toulon pour une maison de vacances Mamette, son fils Claude et sa fille Colette et l'escadron de villa de Boulouris pour rencontrer le grand-père et la grand-mère. Les lycéens qui pratiquaient le violon à sa fenêtre. Une rue courte et abrupte reliant la place de l'église sur le marché ou place Jean Jaurès.

Visitez Mamette à Marignane (SE-200) et Christian Dad Boulourisenvironnement, au contraire

la villa "l'escadrille" à Saint-Raphaël / Portail Boulouris et terrasse (été 1964)

Lors d'une visite à nos grands-parents paternels à Boulouris

retour-des-sablettes-carqueiranne.jpg De retour de la plage de Pradon à Toulon, avec notre grand-mère maternelle (maman)

mamette-devant-sa-maison-a-carqueiranne.jpgMamette à Carqueiranne

portrait-de-mamette-oules-a-carqueiranne-003.jpg

Mamette à la fin de sa vie

mamette-francoise-et-rene-oules.jpgMamette à Paris avec son fils René et Françoise son épouse

Quand nous sommes allés à Marseille, très souvent, nous sommes allés au vieux port et aux passions parfois avant la «maison du fada» (la «ville rayonnante» Le Corbusier). Nous sommes allés nager dans l'étang de Berre, sur les plages de Massane ou Varage. Nous sommes arrivés pour assister à Martigues.Nous joute parfois nous payons à la plage pour la journée de Lecques.
 


  a ville rayonnante de Le Corbusier (appelée «la maison de la fada») l'eau Joust

 


La plage de Varage sur l'étang de Berre en 1960                                                  la plage des Lecque

 
Au cours de l'été 1962 et une fois mon certificat de charpentier professionnelle dans sa poche, j'ai travaillé un mois avec un artisan à Aix. Mais le coût cumulatif des repas et le transport quotidien entre Lambesc et Aix rendent l'opération non rentable. J'ai adoré le travail d'enquêteur adjoint dans une petite firme de consultants travaillant sous contrat pour EDF au développement de la Durance. Avec mes collègues, sous le commandement de l'ingénieur-arpenteur: Règne, j'ai mené des enquêtes sur les profils de canaux d'irrigation, suivis des calculs du volume de sol à éliminer (mesures de volume). J'ai également participé à la réalisation d'un nivellement précis du Salon central de la Provence. Bien que parfois difficile (les jours de mauvais temps n'existaient pas comme dans le bâtiment), nous travaillions parfois sous la neige. Mais cette vie partagée entre l'extérieur topographique et la poursuite des avions dans le temps restant, me convenait tout à fait.

le canal de Provence

moi à 17ans

Le mariage en 1967 à Lambesc de Domy avec Maurice Peillon

Agé de 17 ans, j'avais une passion croissante pour les avions, notamment modernes basés à Istres ou Orange, qui survolaient fréquemment nos têtes. Malheureusement, ma myopie élevée native, m'interdit définitivement tout espoir de pilotage. Maisi désireux de m'approcher de ce monde, je m'enrôlais le 18 septembre 1963 dans l'Armée de l'air à Nîmes, pour une première période de trois ans comme Sous-officier.

Pendant mon entraînement militaire (peloton nr2 au Bataillon d'Instruction Militaire de Compiègnes-Royallieu en 1965)
 
Pendant trois mois, je faisais ma formation militaire au centre de formation de la base-école n ° 726 à Nimes-Courbessac. À la suite de cette formation, trois «spécialités» auxquelles j'ai eu le choix: secrétaire administrative, pompier ou cuisinier, j'ai choisi le premier et je me suis retrouvé sur l'école de travail n ° 720 à Caen- Carpiquet pour être formé au secrétariat (machine à frapper inclus). Le fait que l'accès au train «Mistral», j'ai été refusé lorsque je suis retourné d'un congé militaire en fin de compte, m'a fait manquer la base de répartition définitive d'amphi pour l'allocation et j'ai trouvé muté l'école de base n ° 702 au Cher Avord, place Personne ne voulait, la plupart des partenambres.
Je suis arrivé à Avord au chaud été, le week-end du 15 août 1964, presque désert. Après un court séjour en tant que précurseur d'une unité de soutien, avec le patron d'adjudant-chef de l'ancien B-26 Marauder, puis le sous-officier adjoint NCO, j'ai finalement été affecté aux pilotes de transport scolaire du Département de l'éducation (DE) Groupement Ecole No . 319). À cette époque, le GE319 était équipé du MD-312 Dassault "Flamand" MD-2 et du Douglas DC3 pour la navigation "astro" en faveur des équipages des bombardements. Au DE, j'avais la charge de l'équipement du maître-quart pour le vol individuel vers les étudiants (costume de vol, casque Guenault, règle de navigation, etc.) et envoi du message de disponibilité de l'avion, chaque matin envoyé au commandement des écoles basées à Villacoublay dont nous dépendions .
Je réalise mon premier vol dans la Force aérienne sur MD 312 à un lien aérien sur Villacoublay en tant que pilote avec mon chef direct, le lieutenant Butard (une «moustache» en pilotage). Caporal promu, je encadrais une section appelée BIM Compiègne. C'est là que j'ai découvert Paris.

 

Dassault MD 312 «Flamant»

De retour à Avord, j'avais quelques mois plus tard une permutation de la région parisienne pour la base aérienne n ° 104 Le Bourget-Dugny. Quand je suis arrivé sur cette base, il était stationné au 64e escadron de transport. Il s'agissait de deux escadrons: l'ET No. 1/64 "Béarn" équipé de bipoutres Nord 2501 "Noratlas" et l'ET 2/64 "Maine" équipé lui, de Breguet Br 765 "Deux ponts" et de Douglas DC 6B.

 
Nord 2501 Noratlas

Douglas DC 6 B n° 45472 (64-PK) de l'ET 2/64 Maine du Bourget - lieu d'escale (?) - date (?).

Bréguet Br.765 «Sahara»

      En 1966, j'ai rencontré Annick (appelée «Anne»), ma future épouse, qui était à l'époque, manipulatrice en radiologie à la clinique radiologique d'Arnouville-lès-Gonesse, dirigée à l'époque par les docteurs: Fihey et Lepic. Nous nous sommes mariés à Arnouville-lès-Gonesse l'été suivant.

Notre fils Christophe (chercheur au CNRS) est né en 1968 et Severine (professeur de français en collège) est née elle, en 1972.

 

Christophe, Anne and Séverine

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